Publié dans Maths, Temporalité

Les jours de la semaine, le mois et l’année

Un grand classique à l’école : travailler sur les jours de la semaine.

Les enfants, en général, acquièrent rapidement les jours de la semaine en lecture globale. Et tant mieux !
J’aime beaucoup mettre ces exercices en BàE pour les maintenir et ce sont des petits exercice simples et rapides à faire une fois acquis.

Voici quelques exercices en vrac sur les jours de la semaine. Des exercices seront ajoutés régulièrement à cet article. Afin d’être informé(e) des nouveautés, inscrivez-vous sur la page facebook autismenjeux.

ATTENTION : un autre article existe, comme il est parfois difficile de séparer les exercices, je vous conseille d’aller le consulter également ici.

Reconnaître les jours de la semaine en écriture capitale :

Sélectionner le jour indiqué en entourant, ( ou en tamponnant avec un tampon cercle en cas de problème moteur important car il ne faut qu’une seule difficulté à la fois!!)

Les jours de la semaine à relier : en capitales, en scripts et en cursives.

Les jours de la semaine à coller (ajout avril 2024) :

 

Travail sur le jour d’avant et le jour d’après un jour donné :

Evidemment, le jour d’avant va être beaucoup plus difficile à retrouver que le jour d’après car les enfants connaissent la « suite-comptine » de la semaine dans un seul sens … On pourra entrainer l’enfant à lire régulièrement les jours en reculant de façon à le familiariser avec une autre façon de réciter la « suite-comptine » de la semaine.

Ici, il s’agit du jour d’avant et d’après : soit à coller, soit à écrire dans les zone si le recours à l’écrit n’est pas trop couteux pour l’enfant.

Le numéro d’avant / d’après un jour donné ainsi que le nom du jour : 
Par exemple, avant le lundi 5, il y a le dimanche 4, après le jeudi 15, il y a le vendredi 16 … il faut ajouter +1, -1 au numéro mais aussi au jour !!

 

Comprendre : avant/après, hier/demain, la veille/le lendemain

Ce travail se fait en écrivant les bonnes réponses ou avec un tampon « jour de la semaine ».
Le document suit une progression :
– retrouver le même jour de la semaine (c’était plus pour la prise en main du tampon normalement)
– tamponner le jour d’avant et celui d’après alors que le jour de référence est au centre (cette configuration aide l’enfant)
– puis, introduction des termes APRES/AVANT, DEMAIN/HIER, et, facultatif : la veille et le lendemain qui sont des termes plus réservés à la littérature.

Attention , il y a régulièrement des ajouts dans cet article, pensez à regarder régulièrement ou à suivre le Facebook pour être alerté des nouveautés.

Identifier le lexique autour de la temporalité : le jour, le mois, l’année, le numéro …

Sur le même PDF, il y a des cibles à entourer ou des cibles à relier … car souvent les enfants ne discriminent pas du tout les termes autour des dates, malgré la fréquence d’exposition à cet enseignement. Les termes « mois », « semaine », « jour » sont souvent synonymes pour eux.

Sur les exercices à entourer, il faudra que l’adulte entoure d’une couleur chaque terme, l’enfant devra ensuite suivre ce codage pour répondre à la question.

       

Idem, mais dans un calendrier. Cela permet de bien voir que « un an » c’est vraiment beaucoup par rapport à une semaine … Je vous conseille d’imprimer en couleur car en NetB on ne voit pas grand chose et je trouve ce document bien parlant.

Ce document permet de comparer des durée : tant qu’on compare avec l’unité (1 mois, 1 semaine, 1 année, ….) l’enfant se concentrera sur les mots mais quand on introduit les quantités différentes, vous verrez qu’ils feront abstraction des noms il y a beaucoup de pièges.

Les mois de l’année et les dates raccourcies :

Savoir que tel mois correspond à tel numéro. On peut travailler avec un référentiel au début à côté le temps que les enfants les connaissent bien.

Les mois de l’année à recomposer :
pour télécharger le PDF correspondant :

Notez que vous pouvez imprimer ce PDF en 4 pages par feuille, cela vous permettra d’avoir des exercices plus petits et moins « bébé » pour les jeunes qui ont une meilleure motricité :
Afin d’être sure de ne pas avoir des lettres « tête en bas », tracer un trait vert de pelouse peut être une petite astuce.

Janvier

février

mars

avril

mai

juin

juillet

août

septembre

octobre

novembre

décembre

 

S’organiser dans un calendrier :

Exercice 1 :

Un planning de la semaine ainsi que des cases (avec les midis qui sont tracés ou non) et l’enfant doit coller les moments de la semaine « mardi matin », « vendredi après-midi », … Il n’y a pas d’activités à placer pour l’instant.

 

Exercice 3 :

Là, on a le même planning de la semaine que précédemment mais l’enfant doit colorier des zones complètes. On va aussi travailler sur les termes « la journée » (qui signifie matin + midi+ aprem+soir) ou le week-end (qui signifie samedi+dimanche). Il n’y a pas d’activités à placer pour l’instant.

Exercice 4 :

C’est un exercice qui utilise toujours la représentation de la semaine et cette fois, on va venir coller des activités aux bonnes zones dans la semaine. On aura aussi des expressions telles que « tous les matins », « tous les après-midis ». Afin de ne pas pénaliser les enfants qui sont en difficulté d’écriture, il y a les mots à découper en bas de la page. Selon l’élève, cela sera utile ou non.

Exercice 5 :

Il s’agit d’un support crée par Tasolutionautisme : nous avons discuté et elles ont travaillé sur cet outil.
Il est complémentaire au travail décrit dans cet article : il s’agit de placer des évènements en utilisant les pictogrammes de l’EDTV de l’enfant.
Ce support est donc accessible aux non lecteurs et non scripteurs.

ATTENTION : il y a deux niveaux : un niveau débutant et un intermédiaire, ne vous trompez pas!

Exercice 6 :

Les exercices autour du calendrier : situer une date avec un horaire.
Au début, repérage de journées complètes puis d’horaires d’une heure donnée (du type « à telle heure »), puis d’une plage horaire (info du type : « de telle heure à telle heure ») .

Exercice 7 :

Il s’agit d’un support pédagogique du commerce, Temps pour tant (éditions Cit’Inpir). En attendant l’article consacré, voici quelques détails ….
Temps pour tant a des règles de jeux bizarrement faites mais il est globalement très pratique pour travailler ces notions d’emploi du temps.
Le jeu est composé d’emploi du temps à la journée et à la semaine (au choix selon les élève) qui sont en ardoise Velléda et on doit placer des activités en fonction des cartes que l’on pioche.
Il y a différents niveaux de difficulté, avec des heures rondes ou non et avec la nécessite de compter les temps de trajet entre les activités ou non. On est donc assez proche de l’organisation dans la « vraie vie ».

      

Savoir ordonner des dates :

 

Cet article est régulièrement revu et augmenté : j’ai beaucoup crée de supports autour de ce thème en fonction des difficultés des enfants que j’ai pu croiser en 10 ans, du coup, je posterai au fur et à mesure … N’hésitez pas à regarder sur ma page facebook afin d’être informé des nouveautés.

De plus, dès que j’aurai un peu plus de temps, je vous posterai un article sur le matériel Temps pour tant, de chez Cit’inspir qui est vraiment chouette.

Publié dans Aide à la création de supports, Mesure, Temporalité, Vie quotidienne

Un emploi du temps visuel

Hé oui, j’aime les Emplois Du Temps Visuels (EDTV) : parce qu’ils peuvent renseigner l’enfant (handicapé ou non) sur les activités de la journée (en préparant un futur « agenda ») mais encore et surtout, car il permet aux enfants de comprendre des notions bien abstraites que sont : le moments de la journée, les jours de la semaine, les mois et les années qui passent …

Grâce à cet outil, je pose très tôt les jalons de la suite :comprendre les horaires, bien discriminer la différence entre les heures et les durées, etc,… c’est l’utilisation de ce support qui va permettre de mettre du sens sur toutes ces notions de temps.

Il est presque systématiquement mis en place dans le monde du handicap et en particulier avec les personnes avec autisme. Néanmoins, il est presque aussi fréquemment mal utilisé et n’a malheureusement souvent aucun sens, … et n’est en conséquence pas utilisé par la personne concernée.

D’une manière générale :

Un EDTV est personnel et individualisé : il est réfléchi pour l’enfant, en fonction de ses besoins et de son développement d’aujourd’hui. La façon dont il est créé à ce jour est donc fonction de lui et doit évoluer rapidement pour être compris et rester efficace. Dès le départ, comme pour les autres outils mis en place, il doit être prévu pour être cohérent avec notre objectif à long terme (rester sur un EDTV journée? ou bien proposition d’agenda à terme?, avec des pictogrammes ou bien propositions de mots écrits? un nomade ou bien un EDTV qui restera sur le lieu de vie?).
Il existe de nombreux supports disponibles sur le net mais … il ne sera jamais adapté à votre enfant à vous et combiner tout dans tous les sens sera forcément contre-productif.

Au tout début :

Lors de l’installation, je propose toujours de ne présenter à l’enfant que LA JOURNEE en cours (voire même dans certains cas, juste l’activité du moment) et je la présente verticalement sous la forme d’une bande (car c’est plus « logique » pour les enfants mais certains préfèrent horizontalement pour préparer le gauche-droite de la lecture).

Evidemment, jamais sur 2 lignes comme j’ai déjà pu le voir plusieurs fois dans des scenarii d’IME qui se voulaient simples. En effet, cela nous parait très logique à nous, adultes, d’enchainer le balayage du regard de gauche à droite et de bas en haut mais ce balayage nous a été appris : c’est une convention pour la lecture. Il est évident que ce balayage ne va pas de soi pour un enfant qui n’est pas lecteur …

Il y a quelques règles d’or à respecter QUAND ON COMMENCE l’utilisation d’un emploi du temps visuel :

— Il faut que les pictogrammes soient connus et compris de l’enfant (c’est idiot mais je vois souvent des EDTV dont les enfants ne connaissent/comprennent pas la moitié de ce qui est mis!!)

— Deux pictogrammes seront là en permanence : le repas de midi (codé et jaune) + coucher au lit (codé en bleu marine).
Ce sera « le squelette » : une façon de se repérer dans la journée.

Plus tard, lorsque l’enfant aura vraiment l’habitude de son EDTV, on lui enseignera que :

  • tout ce qui est avant le jaune : c’est « le matin »
  • ce qui est sur le repas (du midi, en jaune) s’appelle « le midi »
  • tout ce qui est après le jaune s’appelle « l’après-midi ».
  • on ajoutera ensuite qu’après le repas du soir (qu’on codera en bleu) s’appelle « le soir » et que le moment du lit (en bleu marine) s’appelle « la nuit ».

J’en profite pour glisser ici une parenthèse: pour les enfants dont les parents sont séparés, prenez une photo du « lit chez papa » et du « lit chez maman » et faites apparaître systématiquement le lit dans lequel l’enfant dormira le soir. On n’y pense pas mais c’est quand même agréable de savoir où on va dormir le soir! (Surtout quand les enfants n’ont pas acquis les notions de semaine ou de week-end pour anticiper les alternances de gardes)

— Il faut mettre un minimum de pictogrammes dans un 1er temps :  (le midi et coucher obligatoires, comme vu ci-dessus) et 2 à 3 pictogrammes en plus suffisent. Par exemple : « école » + « midi » + « école » + « mamie » + « coucher au lit », le lendemain, il aura par exemple « école » + « midi » + « tête de l’orthophoniste » + « coucher au lit », etc, …

— Attention à la pertinence des activités : plus vous aurez des activités « marquantes et changeantes » plus votre EDTV sera compris facilement par l’enfant.
Par exemple : « courses » + « manger » en jaune (le midi) + « piscine » + « repas »  + « coucher au lit ».
Si mamie passe tous les soirs, inutile de la représenter dans l’EDTV car cela va saturer les infos, si elle ne passe qu’une fois par mois, là, c’est intéressant de la faire figurer.
En effet, dans votre agenda, vous n’écrivez pas qu’il faut vous laver les dents et nourrir votre enfant (car c’est tous les jours). Cependant, vous notez votre rdv chez le dentiste, chez le coiffeur, la venue de la cousine d’Allemagne, etc,…
Faites la même chose pour votre enfant!!
Hé oui dans un 1er temps ce sont les activités qui vont permettre à l’enfant de comprendre l’EDTV et non l’inverse. Il faudra afficher les activités/évènements rares, quitte à en organiser spécialement pour faire comprendre l’EDTV.

— Veuillez à laisser l’EDTV à jour en permanence : ne pas laisser la journée de la veille traîner le lendemain car ça embrouille l’enfant et casse les apprentissages posés jusqu’alors. Comme vu ci-dessus, on commence par la journée en cours. Si vous n’avez pas le temps de mettre à jour, laissez vide ou alors reportez l’apprentissage de cette compétence à plus tard dans l’année. Quand l’enfant est plus à l’aise, on va commencer à installer la journée d’après, puis laisser la journée d’avant, etc, … pour représenter la semaine complète.

– Pensez à prévoir quelques pictogrammes vierges, blancs, pour dessiner rapidement un événement imprévu. Ca peut dépanner. Inutile d’être Michel-Ange, vous verrez que souvent, avec une petite explication simple, même un croquis très grossier permet de comprendre ce qui est dessiné.

D’un point de vue plus matériel :

Le support :

Tout est possible pour le support : une surface magnétique, un tableau velleda, une toile bon marché, une planche de bois, etc, … ainsi que pour les méthodes d’accroches : scratch autocollant (en magasin de tissus), colle repositionnable, scotch aimanté, vinyls transparents, …
L’important est qu’il soit simple, fonctionnel, à jour, et épuré : sans fioritures (genre décorations Hello kitty, ou que sais-je) qui noieraient les vraies informations pertinentes.
Je trouve personnellement qu’il est bien pratique que l’EDTV de la journée soit transportable. Ainsi, je fabrique un EDTV personnalisé avec velcro et pochette de pictos : tout y est !

Les pictogrammes :

Evidemment, vous devez posséder une plastifieuse : j’ai acheté la mienne chez Lidl il y a plus de 10 ans et elle est toujours en pleine forme. On en trouve pour un budget de 20 à 30€. Les feuilles à plastifier s’achètent en grande surface, à Lidl lors des arrivages de bureau, chez Action de façon permanente, bref, très facilement.
Je vous conseille de découper puis plastifier les pictos de façon à laisser un débord autour : comme les pictos seront énormément manipulés, ils tiendront mieux dans le temps si il y a une marge transparente tout autour.

En ce qui concerne les illustrations : il est important de bien les choisir, que l’enfant comprenne bien de quoi il s’agit.
Par exemple, privilégiez une photo de sa maison plutôt qu’un schéma de maison qui ne serait pas forcément clair pour lui, prenez la photo de la tête de sa psychologue, plutôt qu’une silhouette qui écrit avec noté « psychologue », etc, …
Pensez à prendre les photos en vous imaginant à sa taille : cadrez plutôt sur le petit portail de l’école en contre-plongée  que sur le bâtiment pris en drone!

Veillez dès aujourd’hui à prévoir la suite : la taille des photos pourra être réduite au fur et à mesure pour laisser place à l’écriture seule quelques années plus tard. On peut également utiliser des pictogrammes : il en existe des gratuits sur le net (voir ci-après). Un EDTV doit être évolutif !

Voici un exemple d’un EDTV autogéré dans la chambre d’un enfant :

photo ETV legendé

Dans l’EDTV ci-dessus, les images sur les pictos ont été estompées puis supprimées au profit de mots écrits car cet enfant est entré depuis dans la lecture. Il adoooooore son EDTV : comme les informations y sont pertinentes, il le regarde chaque matin. On note qu’il y a parfois 9 pictos sur la journée (il n’y a pourtant plus les midis et couchers) : les pictos peuvent se multiplier car cet enfant a compris depuis longtemps le fonctionnement et peut donc accueillir une multitude d’infos sans être dérouté.

 

Les EDTV, ce qu’il faut retenir:

  • Souvent très mal conçus avec des pictos sans aucun sens ( Exemple : le début de la journée avec « je me lève », information d’aucune utilité vu que l’enfant est déjà debout devant son emploi du temps,  …)
  • Souvent non mis à jour : mieux vaut ne pas le faire que de laisser la veille !
  • Souvent pas adapté à l’enfant : semaine complète, journée qui se déroule avec un retour à la ligne (car impression sur une page A4 trop petite), pictogramme avec sympboles non acquis par l’enfant, etc, …
  • Ou plus adapté à l’enfant : picto « bébé » au lieu de l’écrit pour un enfant lecteur!!
  • Il est très précieux pour prévenir les troubles du comportement (car l’enfant peut anticiper ce qui va lui arriver)
  • Il permet de comprendre et de travailler les notions temporelles
  • Il engendre également des demandes : super précieux pour les enfants peu ou non verbaux, certains vont chercher des pictos intéressants (cadeaux de Noël, Foire de Nancy, aller voir Papy, …) pour les coller sur leur EDTV, ce qui est très agréable !
  • Attention, il peut « surhandicaper » si trop utilisé (aucune place au changement) et/ou non évolutif (ce qui est très souvent le cas!)
  • Comme pour les autres programmes, celui de la mise en place d’un EDTV doit être très individualisé, évolutif et adapté!!

 

Où trouver des pictogrammes ?

Donc, afin d’illustrer l’EDTV, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Utiliser des photos de chez vous, des vrais lieux, d’activités, de personnes, … L’enfant se représentera tout se suite de quoi il s’agit. Attention néanmoins à ce qu’elles soient bien épurées !!
    • Exemple :  il y a la famille Dupont qui vient manger demain : hop, un picto « Famille Dupont avec une photo de la petite famille ».)
    • Exemple 2 : l’enfant sera vendredi soir chez son papa : on met en fin de journée la photo du « lit chez papa » qui va faire sens immédiatement pour l’enfant par opposition au « lit chez maman » qui est en bas de l’EDTV d’habitude.
    • Exemple 3 : il n’y a pas maîtresse Sophie aujourd’hui et c’est maîtresse Vanessa qui remplace, on met le « picto tête de Vanessa » au lieu de celui « tête de Sophie » (voire, si l’enfant a acquis la négation, on met « tête de Sophie barrée » + « tête de Vanessa » juste à côté).
  • Utiliser des pictogrammes peut être utile pour monter en abstraction et/ou lorsqu’on ne dispose pas de photo.
    Il existe des sites de pictogrammes payants, d’autres gratuits, selon ce que vous cherchez en degrés d’abstraction notamment.
  • Mon petit préféré et le plus connu étant celui d’Anne-Marie : https://www.lespictogrammes.com/
    Il s’agit d’une maman d’un ado autiste qui a pris les pinceaux pour aider son fils lorsqu’il était petit. Ses illustrations sont très connues, elles sont agréables et épurées. Elles sont genrées : récemment, Anne-Marie a mis à disposition tous ses pictos en « version fille ».
    Ces pictos sont cependant plus adaptés aux enfants « petits » car ont un côté enfantin qui est gênant je trouve pour les ado/adultes.
  • Mon second préféré est le site espagnol Arassac avec 5 illustrateurs qui ont fait un travail de dingue pour mettre à dispos une quantité incroyable d’illustrations (à chaque fois couleur et noir et blanc). Des traducteurs bénévoles du monde entier font que les moteurs de recherche sont accessibles dans plein de langues ! Vous le trouverez à l’adresse suivante : https://arasaac.org/
  • Un petit troisième, gratuit également, est Sclera : un site belge qui présente des pictogrammes uniquement en noir et blanc. Je le trouve intéressant pour les ados/adultes.https://www.sclera.be/

 

Pour aller plus loin :

Pour travailler sur la durée, on utilise souvent des timers. Ils permettent de se représenter non pas les heures mais les durées. Je consacrerai un article entier à ce thème car la bonne utilisation des timers est important tant pour la gestion du comportement que pour l’enseignement du « ressenti » de la durée.

Comme explicité brièvement ci-dessus, afin de borner les moments de la journée j’attribue des couleurs : le matin en vert, le midi en jaune, l’après-midi en bleu clair, pour le soir bleu-violet et le bleu marine pour la nuit.
Ce sont les couleurs que j’utilise après dans mes supports de travail sur le temps afin de coder les moments de la journée.
Par exemple, de 11h à 11h59 ce sera colorié en vert et à 12h00, ça devient jaune jusqu’à 12h59 et hop, 13h00, ça devient l’après-midi donc en bleu clair, etc,…
Un prochain article ainsi que des exercices sur le temps suivront et je mettrais les liens ici.

De plus, afin de circonscrire les moments de la journée, j’ai choisi (arbitrairement) de les borner selon ces critères:

– le matin : de 7h00 à 11h59
– le midi : de 12h à 12h59
– l’après-midi : de 13h00 à 18h59
– le soir : de 19h00 à 20h59
– la nuit : de 21h00 à 6h59.

En effet, sans heures butoires, il est très compliqué pour les enfants autistes (voire pour les neurotypiques!) de se représenter des concepts aussi flous que « le matin ». Voici une illustration ci-après des moments de la journée codés :

 

Voilà, cet article était un peu long, j’espère pas trop indigeste. 😉